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Chez Starbucks, un café et un titre iTunes pour mon iPhone, s'il vous plaît


Siroter une boisson tout en écoutant de la musique dans un café, plutôt banal. Siroter une boisson et acheter de la musique, sans bouger du café, voilà comment Apple et Starbucks envisagent de transformer le marché, rien que ça.


Tout commence avec l’annonce, survenue au début du mois de septembre, du lancement du dernier né d’Apple : l’iPod Touch, présenté comme un baladeur multimédia équipé de la technologie Wi-Fi. L’équivalent de l’iPhone sans option de téléphonie, pourrait-on dire.


C’est grâce à ces deux petites merveilles technologiques, l’iPod Touch et l’iPhone, que Steve Jobs et le patron de Starbucks, Howard Schultz, pensent pouvoir révolutionner la façon de consommer la musique.


Chaque détenteur d’un iPod Touch, d’un iPhone ou d’un ordinateur équipé du lecteur d’Apple iTunes a désormais la possibilité de télécharger le titre joué dans le café Starbucks où il se trouve. Grâce à la connexion Wi-Fi, chacun peut se laisser surprendre par une chanson qu’il apprécie (et sans savoir son titre) en la téléchargeant pour 0,99 dollar (0,7 euro).


Pour les utilisateurs de l’iPhone ou du nouvel iPod, une icône représentant le logo de Starbucks apparaîtra dès que l’appareil se trouve dans le champ du Wi-Fi d’un des cafés de la chaîne. Et pour convaincre les plus hésitants, rien de tel que la gratuité : Starbucks offre 50 millions de titres téléchargés sur iTunes, une opération marketing qui se déroulera du 2 octobre au 7 novembre.



Un dispositif qui joue sur l’achat d’impulsion


Ce partenariat de Starbucks avec Apple a surpris, certains se demandant avec raison si l’entreprise de Seattle ne s’éloignait pas trop de son cœur de métier : le café. "Nous nous sommes investis dans la co-production et la commercialisation de musique depuis ces cinq dernières années", a justifié Howard Schultz lors du lancement de l’opération. "Nos clients sont sensibles à la musique de qualité, et nous leur offrons ce qu’ils ne peuvent trouver à la radio ou n’ont pas le temps de chercher chez un disquaire."


Fruit d’une collaboration de plus de deux ans entre les deux entreprises, le partenariat promet de booster les ventes des derniers nés d’Apple. Starbucks, de son côté, renforce son image de "dénicheur de talents musicaux", tout en profitant de la réputation "hype" d’Apple.


L’opération débute mardi 2 octobre dans les 600 Starbucks de Seattle et New York. Les 350 cafés de San Francisco suivront le mois suivant, puis ceux des grandes villes américaines en 2008. "Avant la fin de 2009, tous les Starbucks (présents sur le territoire américain) proposeront le téléchargement de musique sur iTunes", promet Howard Schultz.


Satisfaire l’envie du consommateur de façon immédiate réduit les chances qu’il ne change d’avis en cours de route, explique l’universitaire spécialiste des communications mobiles James Katz dans le New York Times. Et c’est exactement ce que proposent Starbucks et Apple : aucune attente, pas de caissier ou autre obstacle à l’achat, seul un effleurement de l’écran suffit.









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