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Immigration - Eric Besson souhaite s’inspirer du modèle américain


« Colossal et impressionnant.» C’est en ces termes que le ministre de l’Immigration Eric Besson a qualifié jeudi le mur séparant le Mexique des Etats-Unis à hauteur de San Diego. Nommé il y a deux mois, le ministre se forme à sa nouvelle fonction en allant voir ce qui se fait ailleurs.



Avant de rejoindre hier Nicolas Sarkozy au Mexique, il s’est donc rendu pendant trois jours à la frontière américaine. Longue de plus de 3.000 km, celle-ci est aussi la plus traversée au monde : selon l’ambassade des Etats-Unis au Mexique, 250 millions de personnes la traversent dans les deux sens chaque année.



Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie>. Crédits: Cécile Gregoriades

Eric Besson, au consulat de France à Los Angeles le 7 mars 2009. Crédits Cécile Grégoriades



Après San Diego, grande ville californienne à quelques kilomètres au nord de la frontière, Eric Besson s’est rendu à Tijuana, sa « jumelle » mexicaine, juste de l’autre côté des collines. « Un point extrêmement sensible », a commenté le ministre, de retour au consulat de France de Los Angeles, samedi soir.



Se gardant bien de porter tout jugement sur un édifice largement controversé de part et d’autre de la frontière, Eric Besson s’est toutefois dit fasciné par l’efficacité des contrôles, notamment les quelques voies spécialement réservées pour les migrants détenant un passeport biométrique : « Un degré impressionnant de sophistication qui facilite l’identification des personnes », a-t-il relevé.



"Pourquoi ne peut-on pas être fier d'être Français?"



Si le modèle américain n’est pas transposable à l’identique en France, Eric Besson s’est dit séduit par l’idée d’un contrôle plus strict à la frontière, d’une « plus grande fermeté ». « Si les personnes veulent venir de façon temporaire en France, nous devons nous assurer qu’ils respectent la fin de leur séjour et rentrent dans leur pays », a-t-il insisté.



« C’est anecdotique, mais ce qui m’a touché, c’est le nombre d’Américains d’origine mexicaine qui travaillent à la frontière côté San Diego, et surtout, de voir à quel point le patriotisme américain est fort chez ces gens, qui disent “notre pays, notre nation”, a-t-il ajouté. Pourquoi ne peut-on pas être fier d’être français, comme les gens sont fiers, ici, d’être américains ? L’identité nationale, c’est un socle de valeurs, c’est l’idéal républicain. Barack Obama n’a pas d’état d’âme sur l’identité américaine », a insisté le ministre, pour qui l’intégration en France « s’est mal faite » ces dernières décennies.



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