lundi, octobre 27, 2008

Les candidats au pas de course dans l'Ouest

Dans ma tournée des Etats clefs des élections américaines, le dernier est le Colorado. Rien que ce week-end, Obama et McCain y faisaient campagne, alors que l'Etat des Rocheuses n'a que 9 votes électoraux. C'est peu comparé aux 270 qu'un candidat se doit d'obtenir pour remporter les élections.

Je suis donc allée à Denver, Boulder et Greeley, afin de prendre la température du Colorado. On est maintenant à J-8.

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jeudi, octobre 02, 2008

Sondages, encore des sondages!

Le blog d'une émission de radio publique américaine, The Takeway, a mis au point un graphique - qui semble compliqué au premier abord, mais en fait très éclairant.

Il s'agit de présenter côte à côte les résultats de 13 instituts de sondage, à propos de la course à la présidentielle amércaine. A gauche, les états bleus qui voteront démocrate, à droite, ceux qui iront pour les républicains. Et au milieu, les états clefs, ceux dont on est pas sûrs... Et c'est là l'intérêt du graphique. Par exemple, seule CNN pense que le Minnesota est un swing state. Tous les autres pensent que l'état votera démocrate.

Le graph met aussi l'accent sur les points d'accord : la Floride, l'Ohio, la Virginie, le Nevada, le New Hampshire, le Colorado et le Nouveau Mexique sont les états clefs de cette élections, les fameux swing states.


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mardi, août 19, 2008

Plus direct, McCain séduit les électeurs religieux

Le candidat républicain a séduit l'audience de la méga-church californienne, samedi 16 août, par des réponses franches et l'évocation de ses épreuves personnelles. Barack Obama, plus élaboré dans ses réponses, partait en position défavorable alors qu'il s'exprimait face à l'audience réputée conservatrice du comté d'Orange.

Je me suis rendue dans cette église de taille disproportionnée. Voir ici mon reportage.

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mardi, août 12, 2008

Les efforts publicitaires « olympiens » des candidats

Les Jeux Olympiques de Pékin sont une aubaine médiatique pour Barack Obama et John McCain. Les candidats aux élections présidentielles misent sur l’engouement sportif des Américains pour raviver leur flamme politique. Pas moins de 11 millions de dollars ont été consacrés à l’achat d’espace publicitaire à la télévision, un record, selon les observateurs.

Lors des JO d’Athènes en 2004, l’audience avait frôlé les 25 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis. Si les deux candidats ont anticipé l’impact électoral d’un tel événement, ils ne se sont pas privés d’en critiquer l’aspect politique. Barack Obama et John McCain ont tous les deux désapprouvé la décision de George Bush d’assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux, dénonçant les atteintes aux droits de l’homme en Chine.


Reste que les candidats réalisent leur achat le plus conséquent de spots télévisés depuis le début de la campagne. NBC, la chaine américaine qui détient les droits de retransmission des jeux, a déclaré avoir vendu au total l’équivalent d’un milliard de dollars de temps d’antenne aux annonceurs au cours des deux prochaines semaines. La somme dépensée par les deux candidats ne représente qu’un pourcent de ce montant.

LA "GAFFE" DE GEORGE BUSH LORS DES JO D'ATHENES EN 2004

Se rappeler aux électeurs en pleine jubilation sportive joue sur la complicité. « Le candidat joue sur la corde patriotique des téléspectateurs et leur dit implicitement qu’il partage leur passion pour le sport », explique Don Hinchey, de l’agence de marketing sportive Bonham Group basée à Denver. Un tel investissement à l'échelle nationale reflète cependant la nervosité des candidats, donnés au coude à coude dans les sondages à moins de trois mois des élections. « John McCain et surtout Barack Obama disposent d’une importante marge de manœuvre financière et peuvent se permettre de telles dépenses, justifiées lorsque les résultats sont aussi serrés », explique Neal Burns, professeur de stratégies publicitaires lors d’événements sportifs à l’université du Texas à Austin.

Il est toutefois inhabituel pour les candidats de mener des campagnes d’envergure nationale. « A cause de la nature des élections état par état, les candidats préfèrent s’investir dans ceux où ils ont des chances de l’emporter », souligne Marc Ganis, consultant sportif à Chicago. Mais les événements sportifs grand public font souvent exception à la règle. Les spots télévisés des candidats figuraient aux cotés de ceux des grandes marques américaines en janvier à l’occasion du très suivi Super Bowl. Le championnat de football américain avait battu alors tous les records d’audience, avec près de 100 millions de téléspectateurs.

Mais faire de la publicité politique sur fond d’événement sportif n’est pas sans risque. George W. Bush en a fait l’expérience en 2004, lors des JO d’Athènes. Le républicain alors candidat à sa réélection avait diffusé un spot de campagne (voir ci-dessous) dans lequel il annonçait : « Après ces Jeux, il y aura deux nouvelles démocraties de plus, et deux régimes terroristes de moins », faisant allusion à l’Afghanistan et l’Irak. Le spot, intitulé « Victory », avait soulevé l'indignation du comité olympique des Etats-Unis et la colère de certains sportifs Irakiens.

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lundi, avril 07, 2008

Pourquoi la bataille entre Clinton et Obama n’est pas une catastrophe pour les démocrates

La machine de guerre des présidentielles est lancée depuis presqu’un an. Elle roule, en ce moment, à une allure soutenue, alors que la fin des primaires est à l’horizon. Ces derniers temps, la sauce est montée du côté des démocrates, ceux-ci s’interrogeant sur les effets d’une course longue et endurante entre les deux candidats du parti. On est presqu’à la mi-avril, et on ne sait toujours pas qui, de Barack Obama ou d’Hillary Clinton, sera le ou la nominé(e) !
Mais y a-t-il vraiment lieu de s’inquiéter, comme le font beaucoup d’observateurs et de politiciens, encourageant notamment Clinton à abandonner la course?

« Il ne faut pas céder aux sirènes des pseudo-experts médiatiques », estime Bob Mulholland, conseiller politique de Sacramento. Pour ce super délégué démocrate indécis, pas de raison de s’affoler. Les démocrates sont déjà passés par des nominations tardives. Par nomination, il faut en fait entendre : avoir remporté le nombre suffisant de délégués pour s’assurer sa place à la convention. En l’occurrence, 2024. Or il manque environ 500 délégués à chacun.

« Les gens veulent tout savoir tout de suite : ils peuvent avoir leur pizza ou leur pop corn en deux minutes, c’est pareil pour la politique », sourit Ed Espinoza, un autre de ces super délégués indécis. Beaucoup de ces « supers » indécis estiment que loin d’affaiblir les démocrates, la course entre Clinton et Obama favorise au contraire l’intérêt des électeurs.

« Après huit ans de George W. Bush, la guerre en Irak, le prix de l’essence qui s’envole…etc » 2008 est propice aux démocrates, selon Bob Mulholland. Les attentes sont énormes chez les électeurs qui veulent du changement, du renouveau. Or pour les deux candidats démocrates, c’est la toute première fois qu’ils se lancent dans une campagne pour les présidentielles (2ème pour McCain).

Les super délégués et les délégués « piochés » dans les états qui restent vont décider de l’issue de la course chez les démocrates. Beaucoup de super délégués prédisent que les choses se décanteront d’ici le mois de juin, soit après la fin des primaires. « Par respect pour les votes des électeurs qui votent dans les états en fin de primaires, nous préférons attendre avant de déclarer pour qui nous allons voter », explique Robert Rankin, un super délégué de Los Angeles. En fonction des résultats, les super délégués feront pencher la balance « dans le sens du vote populaire », m’ont déclaré la majorité des « super » à qui j’ai parlé.

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vendredi, janvier 25, 2008

Le New York Times soutient Hillary Clinton et John McCain

Le New York Times a publié vendredi 25 janvier une colonne où le journal exprime son soutien à Hillary Clinton : « le comité éditorial du Times recommande fortement que (les démocrates) choisissent Hillary Clinton comme leader pour les élections présidentielles de 2008. »

Tradition journalistique américaine, le soutien officiel d’un candidat par les médias choque par sa formulation aussi directe. L’article, décliné sur deux pages, justifie le choix d’Hillary Clinton, aux dépens de John Edwards et surtout de Barack Obama.

John Edwards est évincé en un paragraphe où le Times explique « l’ancien sénateur de Caroline du Nord a renoncé à tellement de ses positions antérieures (…) que nous ne sommes pas sûrs ce qu’il veule vraiment. Nous ne croyons certainement pas à la notion selon laquelle il pourrait contenir la mondialisation. »

Le reste de la démonstration porte sur la comparaison entre la candidature de B. Obama et d’H. Clinton. « Nous sommes immensément impressionnés par l’importance de ses connaissances, par ses capacités intellectuelles et par le champ de son expérience », explique le journal new yorkais à propos de la candidate démocrate.

Regrettant le manque d’expérience de Barack Obama, l’article souligne que Clinton s’est confrontée à la politique par sa tentative de réforme du système de santé (en essayant d’élargir la couverture médicale des Américains). Les électeurs doivent juger les candidats non pas sur leurs promesses mais sur leurs actes, expliquent en substance les auteurs de l’éditorial, qui précisent qu’Obama se contente plus de critiquer les désastres de l’administration Bush que de faire de réelles propositions.

Pour ces raisons, le Times est clair: « Mrs. Clinton is more qualified, right now, to be president ».

L’exercice ne porte toutefois pas uniquement sur les démocrates. Le New York Times donne également son opinion sur son candidat favori côté républicain : John McCain. Là non plus, le journal n’y va pas de main morte en particulier sur Rudolph Giuliani, maire de New York. En une page, le Times explique sans détour que McCain est « le seul républicain qui promette de couper court au style de gouvernement de George Bush » servant les intérêts d’une minorité.

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