jeudi, juin 04, 2009

Les musulmans américains attendent “du concret” après le discours du Caire

Un petit reportage réalisé à Los Angeles les jours précédent le discours attendu de Barack Obama au Caire. J'ai tendu mon micro à quelques musulmans américains, une population d'environ 7 millions de personnes aux Etats-Unis, afin de savoir ce qu'ils attendent de l'initiative du nouveau président.

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mercredi, mars 11, 2009

La chasse aux profs en Californie

La sentence est tombée : ça sera 9000. 9000 professeurs, instituteurs et personnel administratif dépendant du département public de l'éducation de Los Angeles seront licenciés. Un chiffre qui représente un peu plus d'un pourcent de la masse salariale du district scolaire. Le Los Angeles Unified School District est le deuxième système éducatif public des Etats-Unis : plus de 700 000 élèves passent à travers ses écoles, de la primaire au lycée. Les licenciements résultent - quelle surprise - de la crise économique, qui a violemment touchée la Californie, l'Etat le plus endetté de l'Union, comme j'en ai parlé dans un sujet récent.

Le district éducatif de Los Angeles, qui gère 658 écoles, fait face à un déficit budgétaire de pas moins de 700 millions de dollars au cours des 18 prochains mois. Les réactions sont vives ici à Los Angeles, le corps professoral se mobilise : "On ne peut pas avoir une baisse de cette amplitude et satisfaire aux besoins de tout le monde", s'inquiètait une élue du Board of Education, Marlene Canter, dans le Los Angeles Times du 10 mars.

Le système éducatif public de Los Angeles a mauvaise réputation. Avec Détroit et Philadephie, Los Angeles a l'une des pires taux de lycéens abandonnant leurs études (les "dropouts"). Résultat : on observe une tendance à la privatisation des écoles publiques sous la forme de "charter schools", qui sont l'équivalent d'écoles techniques financées par le public mais gérées par le privé avec des obligations de rendement.

Ces écoles font polémique, mais la nouvelle administration Obama s'en fait l'apôtre. Une sale ambiance. Obama a d'ailleurs enfoncé le clou mardi, en appelant à licencier les mauvais profs et à augmenter les bons : "It's time to start rewarding good teachers, stop making excuses for bad ones", a-t-il déclaré devant la Chambre de Commerce hispanique de Washington.

Crédits photos : 2006 Getty Images

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mercredi, janvier 21, 2009

Los Angeles célèbre le nouveau président américain

A Los Angeles, on a vécu l'investiture de Barack Obama à distance, mais avec la même ferveur qu'à Washington. Un reportage paru sur le site de France Soir mercredi 21 janvier.

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mercredi, octobre 29, 2008

Je me répète, tu te répètes, il se répète

Les slogans de campagne, y'a que ça de vrai...

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mercredi, septembre 10, 2008

La convention démocrate, en moins de deux minutes.

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mardi, août 19, 2008

Plus direct, McCain séduit les électeurs religieux

Le candidat républicain a séduit l'audience de la méga-church californienne, samedi 16 août, par des réponses franches et l'évocation de ses épreuves personnelles. Barack Obama, plus élaboré dans ses réponses, partait en position défavorable alors qu'il s'exprimait face à l'audience réputée conservatrice du comté d'Orange.

Je me suis rendue dans cette église de taille disproportionnée. Voir ici mon reportage.

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jeudi, juillet 03, 2008

Où est le changement?


Sans s'avancer, on peut déja prédire que Barack Obama va marquer l'histoire politique américaine, par l'engouement massif qu'il a réussit à susciter au sein de la population américaine, traditionnellement apathique dans ce domaine. L'un des points forts de sa campagne, c'est sa pleine compréhension de l'outil web pour motiver, organiser et responsabiliser ses supporters. J'en donne un exemple ici, ou des rencontres ont été organisées à travers le pays pour "parler" d'Obama et "discuter" politique.


Mais Obama est-il vraiment le candidat "progressif" qu'on a décrit au début de la campagne ? Dans beaucoup de domaines, il a surpris par ses prises de position à droite : la peine de mort, l'accord d'immunité pour les entreprises de télécom qui pratiquent les écoutes téléphoniques, et, plus récemment, son engouement pour les groupes religieux qu'il souhaite associer au gouvernement.


Roger Simon, du journal Politico, analyse la démarche d'Obama comme celle d'un "candidat qui vise a la présidence", et non comme celle d'un "leader d'un mouvement."

Robert Erikson, que j'ai interviewé le 24 juin, m'a expliqué que le changement dont se vante Obama vient moins de sa capacité à séduire des électeurs qui, en temps normal, ne voteraient pas pour un démocrate (ou du moins pas de façon aussi massive), que dans le contenu réel de ses propositions, loin du "changement" annoncé.

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vendredi, juin 27, 2008

image inattendue

Hillary Clinton et Barack Obama lors de leur première apparition commune. Une image assez inattendue d'avoir Clinton derrière le pupitre avec le slogan d'Obama. "Nous avons eu un échange spirituel" au cours des derniers mois avec Obama, a déclaré Clinton, sous les rires de l'audience. spirituel est un euphémisme pour décrire la guerre froide que se sont menés les deux candidats.
Crédits photo: MSNBC.com

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vendredi, juin 06, 2008

Quel n°2 pour Obama?

Maintenant qu'Hillary Clinton est "out", le nominé fraîchement élu du parti démocrate va enfin pouvoir passer à l'étape supérieure, comme choisir son n°2, par exemple.
Je me suis entretenue avec un professeur de sciences politiques à UC Berkeley en mai. J'ai demandé à David Karol si il pensait qu'Hillary Clinton serait une vice présidente probable, et quel genre d'homme (ou de femme) pourrait compléter le ticket avec Obama.

Son interview sur Le Monde.

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mercredi, avril 30, 2008

A Venice, Barack Obama courtise l'Indiana

La défaite de Barack Obama en Pennsylvanie a eu l'effet d'un électrochoc sur sa campagne. Ses supporters se mobilisent chaque week-end dans des "phone banking", comme celui de Venice, pour appeler les électeurs. Je me suis rendue dans ce local où les gens se munissent d'une liste sur laquelle se trouvent des numéros de téléphone, s'installent dans l'une des pièces et appellent des électeurs avec leur portable. Une scène étonnante et typique du mouvement grassroot.
Noba, bénévole au local de Barack Obama situé à Venice

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mercredi, avril 09, 2008

Abattre ses cartes, mais pas toutes

Matthew Dowd, un analyste politique qui tient un blog sur ABC News, pose une question intéressante. La question de l’expérience des candidats est brandie par les uns et par les autres, pour justifier de sa légitimité auprès des électeurs. Cet argument est-il valable ?

Selon Matthew Dowd, dont je soupçonne un a priori pro-Obama (ou contre Clinton) estime que non, cet argument ne vaut pas. Hillary Clinton, estime-t-il, se targue d’avoir de l’expérience, en politique intérieure en tant que sénatrice de New York et en politique étrangère, car ex-First Lady.

Mais l’expérience est loin d’être déterminante pour l’élection d’un président : cf Bush vs. Gore en 2000, ce dernier avait plus d’expérience en politique intérieure mais il a perdu. Pareil en 1992, le jeune Bill Clinton l’a remporté face à Bush père.
Hillary Clinton utilise son expérience en faisant de nombreuses propositions, tant sur l’économie, le social, la diplomatie… lors de ses discours. Obama, au contraire, reste relativement évasif : il pointe les défaillances du système sans aller jusqu’au plan d’action.
Si certains pensent que rester dans le flou est un inconvénient pour Obama, d’autres estiment au contraire que ça lui permet de ne pas s’aliéner une bonne partie de l’électorat.

90% des gens ont une opinion bien tranchée sur Hillary Clinton et savent déjà si ils vont voter pour ou contre elle. Pour Obama, ce chiffre est moindre, autour de 75%, selon Matthew Dowd.

La stratégie d’Obama, c’est de ne pas abattre toutes ses cartes. Les électeurs connaissent les propositions de Clinton, et si ils ne les apprécient pas, tant pis pour elle. Obama joue le rôle du cavalier masqué, plus opportuniste aussi. C’est une stratégie à double tranchant mais qui pour l’instant porte ses fruits. Si il est le nominé démocrate, on espère quand même qu’il abattra ses cartes face à McCain.

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