lundi, février 16, 2009

Texas, Arizona, Utah... the new places to live in the US


Quels sont les endroits qui attirent le plus aujourd'hui aux Etats-Unis? Je ne parle pas des touristes mais des Américains eux-mêmes, en quête de meilleures contrées pour s'installer et vivre.

Contre toute attente, l'Utah arrive en premier dans la catégorie des "fast growing states", avec plus de 2% d'habitants en plus par rapport à 2007. On apprend qu'il y aurait eu un baby boom dans l'Utah, un Etat coincé entre le Nevada et la Californie, réputé pour sa forte proportion de Mormons.

Juste derrière vient l'Arizona, en tête du palmarès depuis déjà plusieurs années. Entre 2000 et 2008, l'Etat a accru sa population de 26%. C'est comme si la population française passait de 60 à 75 millions en moins d'une décennie...

L'Arizona est talonnée par les Etats environnants : Nevada, Texas, Colorado : les nouveaux Etats du sud-ouest, "the SouthWest". C'est l'effet côte d'Azur version américaine. Une population vieillissante en quête de soleil s'installe dans cette "sun belt", mais il y a aussi l'impact de l'immigration en provenance du Mexique.

La Californie attire aussi toujours autant, malgré un taux de chômage de 9,3%, le plus élevé en 15 ans. Mais beaucoup d'habitants quittent également le "golden state", plus si golden que ça.

Enfin, la Géorgie et la Caroline du Nord sont les Etats qui attirent aussi, mais certainement pas pour leur climat. Les opportunités professionnelles, une croissance en hausse attire les nouveaux habitants.

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mercredi, décembre 10, 2008

Démographie US : les minorités dominent

Fans de ce genre de statistiques, les Américains constatent que la part des blancs au sein de leur population urbaine devient minoritaire. Le dernier recensement indique que la part des Hispaniques, Noirs et Asiatiques met les "Caucasians" en minorité au sein des grandes villes américaines, ou tout juste. 50,2% de la population des métropoles est "blanche non-hispanique", alors que ce chiffre était de 52,3% en 2000.

A Los Angeles, où je vis, 71% de la population n'est pas blanche, ce qui représente 7 millions de personnes. C'est la ville-comté où la part des minorités est la plus importante du pays.

Le nouveau recensement met en relief un changement démographique dans les banlieues, et dans une moindre mesure, dans les campagnes. Les "suburbs" comptent 72% de Blancs - tout de même -, reste que c'est 4% de moins qu'en 2000. Les ethnicités en hausse : les Hispaniques et Asiatiques surtout. La part des Noirs, ou Africains-américains, reste la même.


Dans tout le pays, la proportion de gens qui parle une langue autre que l'anglais chez soi est en hausse. Interrogé par le New York Times, le démographe William Frey, de la Brookings Institution, constate que les minorités ethniques ne restent plus dans leur "bastions traditionnels" : les grandes villes et les Etats comme la Floride, la Californie et le Texas. "Les minorités raciales s'établissent non seulement vers de nouveaux Etats, régions et métropoles, mais aussi dans les villages et campagnes aux Etats-Unis", constate le démographe. Motivés par les opportunités économiques, "ces groupes vont graduellement changer la fabrique des interactions entre majorité et minorités à l'échelle du pays."

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