mardi, mai 19, 2009

La Californie veut rendre l’eau du Pacifique potable

Boire de l’eau de mer désalinisée, cela va bientôt être possible en Californie. La ville de San Diego vient de donner son feu vert à la construction de ce qui deviendra la deuxième plus grande usine de désalinisation du monde, après celle des Emirats Arabes Unis.

D’ici 2011, date de sa mise en service, l’usine filtrera 378 millions de litres d’eau de mer par jour, pour en extraire environ 190 millions de litres d’eau potable. “Si le projet fonctionne bien, je m’attends à voir d’autres usines apparaître sur la côte”, s’est félicité l’un des supporter du projet travaillant au sein de l’institut indépendant “Pacific Institute”, Peter Gleick, dans le New York Times.

L'usine de désalinisation de Perth, en Australie.

L’usine, qui fonctionnera selon le système de l’osmose inverse, va être construire à Carlsbad, une ville côtière à mi-chemin entre Los Angeles et San Diego. Mais d’autres projets semblables sont en cours d’évaluation de San Francisco à Los Angeles, en passant par Santa Cruz. Depuis trois ans, la Californie est touchée par une sécheresse chronique qui met en péril les récoltes des agriculteurs et provoque des incendies redoutables, comme ceux récemment embrasé la colline de Santa Barbara. Los Angeles importe 87% de son eau potable par le biais d’aqueducs qui pompent l’eau depuis le nord et l’est de l’Etat, ce qui représentait 723 millions de litres en l’an 2000, selon le Los Angeles Department of Water and Power.

Si l’usine s’impose comme une évidence dans une région où les sources d’eau douce sont si rares, certains groupes environnementalistes s’opposent à l’usine. Ils invoquent la menace qu’elle pose à l’égard de la vie sous-marine, aspirée lors du pompage de millions de litres d’eau. Ils pointent également la pollution représentée par le concentrât, cette eau saumâtre extrêmement riche en sel rejetée par l’usine dans la mer.

Un post paru sur FranceUSAmedia

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mercredi, avril 01, 2009

Un mur...de détritus

Je viens de me rendre à la frontière pour faire un reportage sur l'impact de la crise économique sur les passages de clandestins. Un sujet sur lequel je travaille pour LeMonde.fr et qui devrait paraître bientôt. Je me suis entretenue avec la police des frontières à San Diego, et j'ai eu droit à une visite le long de la "barrière de sécurité" - ils ne veulent pas appeler ça un mur - fraîchement installée, en complément de celle qui date de 1994, que l'on aperçoit sur les photos ci-dessous.

Mais ce qui m'a interpelée, c'est qu'on pouvait deviner la colère des habitants de Tijuana (la ville mexicaine qui fait face à celle de San Diego côté américain) face à cette séparation imposée : ils balancent tout simplement leurs déchets de l'autre côté de la barrière, côté américain...

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